DANSE avec les étoiles

Richesse multiculturelle de la danse

 

L’ART CHORÉGRAPHIQUE

« En tout art, une bonne technique est le premier pas vers la perfection ;
mais il y a tellement d’autres pas, il y a tout un monde à franchir avant de pouvoir seulement s’approcher de ce que l’on cherche. »

SHRI AUROBINDO

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CLOSER, chorégraphie Benjamin Millepied

Quand Shri Aurobindo nous parle de l’art poétique, il écrit :
« Nous pouvons dire que l’artiste crée un monde idéal qui lui est propre, un monde qui existe dans l’idée, dans l’imagination, dans la vision du créateur.
Les arts n’existent pas pour procurer un amusement intérieur, pour nous distraire dans nos loisirs ou nous fournir un dérivatif existant ou un plaisir : ils sont les expressions et les instruments de la vérité de l’ Esprit, de la beauté et du délice de l’existence. »

Le chorégraphe, lui, crée à travers la danse sa propre vision du monde.
En partant d’une excitation créatrice, le chorégraphe accomplit un travail artisanal autant qu’artistique lui permettant de se définir, d’affirmer son identité, son imaginaire, sa propre vision du monde.
« Un chorégraphe de talent est un homme qui perçoit admirablement les choses »
G.Balanchine
De chorégraphie en chorégraphie, il est en perpétuelle recherche de lui-même.
Tel un peintre affinant son oeuvre toile après toile, le chorégraphe avance sur le chemin de sa créativité en quête de son idéal, de sa propre perfection.
La création chorégraphique est intimement liée à la musique.La danse s’harmonise à la trame universelle et au la fondamental.Cette union suprême signe les plus grands ballets.
Cet accord parfait est la clé des chefs-d’oeuvres de la danse .
C’est lorsque la musique touche profondément le chorégraphe qu’elle provoque en lui une intuition inspirée où la danse s’impose naturellement à chaque mesure.
Le chorégraphe a alors une perception directe de la musique, sa musicalité vibre dans chaque mouvement.

« La danse est un complément de la musique, une interprétation donnée par le chorégraphe de ce qu’il entend et de ce qu’il ressent.
La danse est toujours tournée vers la musique, elle la met en valeur, elle lui donne une importance visuelle.
Dès la minute où l’oeil prend du plaisir, l’oreille commence à écouter plus attentivement. »
G.Balanchine

Le chorégraphe, riche de l’enseignement de ses maîtres, en phase avec son temps, l’esprit ouvert vers le futur peut révéler une phase encore inexplorée de la danse. Il participe à son évolution.

« Quelle que soit sa forme, c’est à une nouvelle vision du monde que l’art doit nous convier. »
G.Balanchine

« Tout art doit nous donner à voir,
C’est aux sens intérieurs qu’il s’adresse. »
écrit Shri Aurobindo dans son livre sur la poésie future.

La danse donne à voir, à entendre à nos sens les plus subtils.Elle nous conduit vers une sensibilité où, le corps et l’esprit en éveil, nous frissonnons et nous émerveillons de la magie de cet art.

« L’art est une création.
Et nous devrions nous contenter humblement de rechercher les leçons d’art
dans l’oeuvre des artistes. »
TAGORE

Dans : Non classé
Par catherinemillepied
Le 22 janvier, 2008
A 18:20
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LA DANSEUSE AUX FILS DE DIAMANTS

Pour les pleurs des enfants
Elle danse la joie
Pour la douleur des hommes
Elle danse l’amour
Pour les plaies des nations
Elle danse l’union
Pour les cris de la Terre
Elle danse l’espoir

Dans la lumière, elle danse
Des lys dans ses cheveux
De l’or sur ses paupières
Des perles à son cou
Dans son coeur, une rose
Un baiser sur sa bouche
Un livre dans ses mains
Dans son royaume, elle danse…

Catherine Flori-Millepied

Dans : Non classé
Par catherinemillepied
Le 19 janvier, 2008
A 19:56
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Eloge de la danse

BENJAMIN MILLEPIED

BENJAMIN MILLEPIED

« Dès que la joie se lève tout s’élargit…
Nous voudrions sauter, bondir, courir, danser… »

J-L Chrétien
« La joie spacieuse »

ELOGE DE LA DANSE

La danse « art physique » trouve sa source dans une dilatation corporelle, sensorielle. Elle témoigne du privilège d’être vivant, d’être libre, de ressentir des émotions et de les exprimer.
Entre rêve et réalité, laideur et beauté, bien et mal, la création artistique a une place à part dans la condition humaine. La danse révèle une « conscience physique », une capacité à suspendre le temps, à étirer l’espace, à transcender les limites du corps, et, à travers lui, notre condition humaine.
Elle s’inscrit dans une recherche perpétuelle d’une expansion de vie, de joie, d’amour.
En martellant le sol avec les pieds, en s’élevant sur les pointes, en s’élançant vers d’inaccessibles cieux, le danseur témoigne d’un corps partagé entre ciel et terre.
Quelle impulsion secrète l’incite à se dilater dans le temps, à se mouvoir dans l’espace?
« L’origine du mouvement est dans ce frémissment qui saisit la matière au contact d’une réalité différente : l’Esprit », écrit Paul Claudel.
De quel balancement primordial, de quelle pulsion initiale, de quelle onde vibratoire nous parle la danse? Et si quelque danse cosmique enfouit dans notre mémoire cellulaire se manifestait en cette suite infine de mouvements?
En méditation profonde, assis dans une apparente immobilité, bercés par le mouvement interrompu de la trame universelle, nous ressentons un imperceptible balancement. Ainsi la mère berce le nouveau-né pour l’endormir : l’enfant passe alors de l’appréhension du vide à la rassurante sensation d’être inséré à l’univers.
En dansant, l’être humain emplit l’espace, s’approprie son langage, ses codes, son rythme….il se berce…
« Homme-planète », à partir du centre de son corps, il affirme sa place au centre de l’Univers, se libère de sa condition humaine, découvre la légèrete de l’être.
Dans sa dimension artistique, la danse propulse le corps physique de l’homme en « chef-d’oeuvre » où s’inscrit l’Oeuvre de l’Esprit.
L’homme dansant, maître de son corps le façonne à la manière d’un sculpteur travaillant la glaise. Il pénètre au coeur de la matière la transcendant, la pliant à sa subtile création. Chercheur d’une « union intime », le mouvement le guide de l’intérieur à l’extérieur sur le chemin de sa re-connaissance.
En cela, quelle que soit sa forme, son rôle, son style, son époque, la danse a toujours une vocation initiatique.Elle célèbre l’homme « surhumain », capable à la fois de repousser ses capacités physiques, et d’exprimer, grâce à ce corps, la présence de l’Esprit.
Tel Shiva , le danseur renvoie l’image d’un corps décuplé, sublimé, faisant écho aux paroles de St Paul :
« C’est en vous que vous êtes à l’étroit… »
Le danseur se libère de son enveloppe exiguëe en l’assouplissant, la musclant, en l’étirant dans toutes les directions.
« Toute forme est l’oeuvre et le témoignage d’un balancement vibratoire » dit
Paul Claudel. La danse, elle, puise sa source dans le mouvement cosmique.
L’homme, en dansant, épouse la chaleur de la trame, respire en son sein, s’unifie au souffle cosmique.Il se fond dans l’espace, explore la douceur du contact, expérimente l’harmonie de l’instant, éprouve une jouissance physique.
La danse ne peut se soustraire à son destin artistique, à sa propre évolution. Danses primitives, profanes, sacrées naissent toutes de la pulsation originelle.
Dans la danse du « jeu divin », plus de tours, mais une onde tourbillonnante, plus de sauts, mais l’élévation de l’âme! C’est la « danse extase » où, dans une spirale éternelle le corps fusionne avec l’être subtil.
Mawlana, grand maître soufi du XI° siècle s’écrie alors :
« Des atomes dansent!
Les âmes, éperdues d’extase, dansent…
A l’oreille je te dirai où l’entraîne leur danse… »
Le danseur, en s’unissant « corps et âme » à l’univers donne à voir l’ensoleillement de l’Esprit. La danse trouve là sa véritable dimension. Le mouvement devient langage universel et nous livre ce message : l’équilibre, l’harmonie, l’accord parfait sont présents ici et maintenant.
Le danseur riche d’une joie intime, d’une jubilation intérieure, rejoint son étoile,éclairant un instant le coeur des hommes.
Le spectateur privilégié, lui, pénètre dans la crypte de mouvance, reconnait le temple divin, la beauté des mondes, la danse de Shiva.

Dans : Non classé
Par catherinemillepied
Le 16 janvier, 2008
A 12:10
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DANSE MULTIPLE

Tout au long du vingtième siècle, la danse a connu un énorme brassage culturel : les cinq continents se sont rencontrés , les styles se sont croisés, les chorégraphes ont ouvert de nouveaux chemins.
En Occident, de Marius Petipa à Balanchine, d’Isadora Duncan à Martha Graham, de Cunningham à William Forsythe, la danse a su évoluer avec son temps.
Jérôme Robbins, avec l’immense succès de West Side Story,et toutes les brillantes comédies musicales ont donné à la danse une place dans les parkings, dans la rue, mettant en lumière une jeunesse qui exprime son quotidien en dansant.

L’Inde, l’Asie, l’Afrique nous ont fait découvrir de nouvelles gestuelles, de nouvelles façons d’aborder la danse.
Des danses qui puisent leur force dans la terre aux danses qui sont dédiées aux dieux, toutes témoignent de la diversité humaine,de l’histoire culturelle de tous les continents.

La danse aujourd’hui est riche de ce fabuleux mélange : les styles fusionnent, les danseurs maîtrisent différentes techniques, la création est à l’aube d’un nouveau souffle.

Dans le monde entier la danse devient pluriculturelle, multiple, universelle.

Cette richesse doit maintenant donné un nouvel élan à la danse.
La danse doit se libérer impérativement de tout sectarisme.Il n’est plus question d’opposer les techniques, mais de célébrer les couleurs de cet art.
Danse arc-en-ciel qui raconte à sa manière, les croyances, les rêves, les émotions et les espoirs des hommes.
Il n’y a qu’une danse, celle qui remplit sa mission artistique.

Raghunath Manet témoigne de la dimension divine de la danse :

« Là où est la main est le regard,
Là où est le regard est l’Esprit,
Là où est l’Esprit est la danse »…

Dans : Non classé
Par catherinemillepied
Le
A 12:04
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